Finir comme Edward Norton - ( L'Indic ) /// 2009



Finir comme Edward Norton

la mère
le père les soeurs
l'éducateur
même lui
a fini par jeter l'éponge
les petits
du quartier
continuent de parler de lui comme si
la coupe du monde
était passée entre ses mains
pourtant
bien avant
que la mauvaise graine
lui pousse
entre les boyaux
c'était vraiment le gosse
le plus adorable
du pays
à onze ans
il avait déjà vu
la 25e heure
une bonne trentaine de fois
et pleuré
à chaudes larmes pour
Edward Norton
les trente fois
blotti dans le canapé
le pouce au fond de la gorge

in L'Indic, noir magazine n°4 ( Novembre 2009 )
.

Dédicace - Spiderland /// 2009


27e Marché de la poésie, Paris
( Jean-Louis Massot, Daniel Labedan et Cécile Thibesard
ne sont pas très loin )

Tribute to Spiderland by Cobra /// 2009


Postface - J'aurais voulu t'écrire un poème ( Pierre Soletti ) Ed. Carnets du Dessert de Lune /// 2008



Poèmes : Pierre Soletti
Illustrations : Valère Argué
Postface : Jean marc Flahaut
.
.

Lecture - Nouvelles du Front de la Fièvre + Ma vieille flamme /// 2008




Extrait n°1





extrait n°2



Lecture - Nouvelles du Front de la Fièvre + Ma vieille flamme /// 2008

( photo : Christel B. )


Poèmes & textes lus par Jean marc Flahaut & Anaïs Legrand
Création musicale : 8-Nonelabs
Vidéo : Steve Vrielynck
Photo : Hadda Bouzaroura

***

Le temps d'une soirée, musique électro, poésie, photo et vidéo s'associent pour une lecture croisée avec l'Amérique comme toile de fond. Notes, souvenirs, combats, chansons, anonymes entr'aperçus de manière onirique, multiples éclats du miroir brisé du rêve américain comme autant de polaroids susceptibles d'inventer une nostalgie pour un passé qui n'a jamais existé
ou presque

***

Le Tôt ou t'Art,
vendredi 10 octobre 2008
( Boulogne sur Mer )
&
L'Hybride,
samedi 18 octobre 2008
( Lille )

Spiderland - photo de presse /// 2008



Photo : Emmanuelle Dupeux, La Voix du Nord ( 2008 )

Ma vieille flamme - Ed. Microbe /// 2008



Sous le pont

nous nous sommes rencontrés
l’an dernier
chez Pete
en face du River Cafe
vous partiez faire une
livraison avec votre fils
quelque part dans Brooklyn
je vous ai dit
que j’étais professeur de littérature
et je vous ai menti
je travaille comme bénévole dans
une association
qui recueille les chats abandonnés
près des entrepôts
pour moi ça ne change rien
j’attends de vos nouvelles
comme promis

in Ma vieille flamme,
Ed. Microbe, 2008.

Spiderland ou la poésie des araignées par Phillipe Lemaire - La Nouvelle Revue Moderne /// 2008



(…) Je suis entré dans Spiderland à petits pas, sans savoir où l’auteur allait me conduire. Dans l’étrange contrée où il nous entraîne, les araignées sont des animaux familiers. On y élève des mygales et autres espèces d’arachnoïdes (il en existe plus de trente mille, et chacune a son livre, que l’on peut trouver à l’Immense Centrale Bibliothèque de Spiderland, seul endroit où ils sont tous disponibles). Ce pays intérieur est bordé à l’Ouest par la mer, au Nord par l’immense forêt de sapins, au Sud, par « les terres où la culture l’emporte sur l’élevage dans les parties les plus humides » et à l’Est par « les petites collines noires qui nous séparent du reste du monde ». Toute ressemblance avec un territoire précis du Nord-Ouest de la France serait pure coïncidence. Parvenu à la fin du voyage, on ne sait plus si on a envie de le découvrir davantage ou d’aller voir ailleurs. Les héros du roman devancent le lecteur et quittent Spiderland au dernier chapitre. Mais le mot « Fin » n’apparaît pas après le point final. Après la dernière ligne, je me suis surpris à reprendre Spiderland et à le relire avec autant de plaisir. Plus moyen d’en sortir. Totalement imprégné du parfum d’enfance qui baigne ce livre. Pris dans les fils de la toile tissée par Jean-Marc Flahaut.
Captivé par ces pages et agitant ma plume pour tenter d’en sortir, je dois ajouter que les illustrations de Jean-Claude Flahaut, le Papa de Jean-Marc, participent activement du charme vénéneux de Spiderland et attestent de l’existence de cette contrée située entre l’imaginaire et le souvenir. « Tout le monde sait que les souvenirs ne doivent pas bouger. Sinon, comment ferions-nous pour les retrouver ? »
Un autre fantôme hante ce court roman, que je ne devrais pas nommer. Si par un hasard tout à fait improbable, il existait un prix littéraire Richard Brautigan, c’est à Jean-Marc Flahaut qu’il faudrait l’attribuer pour ce livre attachant.

Philippe Lemaire, Octobre 2008

Spiderland - Ed. Carnets du Dessert de Lune /// 2008



Morsures

En règle générale et, hormis quelques espèces particulièrement agressives,
les mygales ne sont pas des animaux dangereux.
Bien sûr, personne n'est à l'abri d'une morsure.
Et tout le monde sait que les morsures sont douloureuses.
Surtout quand il y a du venin.
Mais le plus souvent au cours d'une morsure, le venin n'est pas injecté par l'araignée.
Et dans le cas contraire, cette quantité de venin injecté est vraiment très faible.
Cela va à l'encontre de bon nombre d'idées reçues.
Je passe mon temps à rétablir cette vérité.
Car beaucoup l'ignorent.

in Spiderland,
Ed. Carnets du Dessert de Lune, 2008.

Nouvelles du Front de la Fièvre - Ed. Microbe /// 2007



Lonely California

le studio
se situe de l'autre côté
aux environs du 2095
exactement à trois blocs de l'Université
et à moins de six
de l'entrée du parc
juste deux blocs plus loin que l'hôpital
et ses stores sont baissés
à l'intérieur
une fille et un garçon
nerveux et sur le point d'enlever tous leurs
vêtements pour faire l'amour
c'est lundi pour la plupart
des gens
partout et dans le monde entier
mais rien n'est fait
tout peut encore changer

in Nouvelles du Front de la Fièvre,
Ed. Microbe, 2007.

Même pas en rêve - Ed. Le Petit Véhicule /// 2007


Aucune chance tous les deux

ils n'ont
aucune chance tous
les deux


il est
journaliste
et issu
de la dynastie
Koushite

elle est
caissière
dans une épicerie de
Napata

in Même pas en rêve,
Ed. du Petit Véhicule, "collection la librairie du vent", 2007.

Poèmes autocollants - Et voilà le travail /// 2006


Un père un revolver
Le nuage William Carlos Williams
Norfolk Hôtel
Civilisation
Trois bonnes raisons de partir ( avec un poème )

Retour à Quick Hill Road - Ed. Carnets du Dessert de Lune /// 2006




Voilà tout ce que je sais.
Dottie n'a pas beaucoup changé.
Elle raconte toujours partout que nous étions une bande de cinglés immatures.
Allen Danziger vit à Austin, Texas.
Il a monté une société qui fournit des spectacles de strip-tease.
3 ring service, ça s'appelle.
A ce qu'il paraît, ça ne marche pas trop mal pour lui.
William Vail est devenu directeur artistique ou quelque chose comme ça.
Je ne sais pas si tu te souviens de Richard Saenz.
C'était un dealer.
Lui, je n'ai jamais cherché à le revoir.
Je n'ai aucune de Ray.
Pareil pour Charlie, Buzz et Jay.
Marilyn a vieilli comme nous tous.
Elle en viendrait presque à regretter que plus personne ne lui court après.
Même avec une tronçonneuse 25 cc.
J'ignore ce que tu cherches.
Mais si tu retournes là-bas un de ces quatre, fais-moi signe.
Je viendrais peut-être avec toi.
Affectueusement,
T.

in Retour à Quick Hill Road,
Ed. Carnets du Dessert de Lune, "collection dessert", 2006
.

Dédicace - Rengaine ( suivi de ) Sept secondes avec le soleil /// 2006


Salon du Livre de Tournai, Belgique
( en compagnie de Jean Louis Massot )


Quelques pas avec ... ( Rétroviseur magazine ) /// 2006


Selon toi, Jean-Marc, où se tient la vérité du poète ?
Elle est contenue dans cette phrase : " les fumeurs meurent prématurément."
Peut-on être un poète du Nord ?
Il y a quelques temps, j'ai lu un truc de Mark Z. Danielewski qui parlait de la littérature comme d'une seule et même nation pour tous les hommes ou quelque chose comme ça. Je suis un peu de cet avis. On se fiche bien de savoir de quelle région je viens lorsqu'on me lit. Et si ça n'est pas le cas, ça devrait l'être.

Par quel mot remplacerais-tu celui de poésie ?
Le mot cliché est suffisant.

D'une manière générale, qu'est-ce-que le poéme cherche à nous dire ?
D'après moi, il devrait surtout essayer de ne rien dire du tout. Lorsqu'on commence à écrire avec cet état d'esprit, il y a de fortes chances qu'on arrive rapidement à quelque chose de formidable.

Quelle définition en donnerais-tu ?
Un produit de substitution à une chanson de Yo La Tengo!

Trois mots pour qualifier ton écriture ?
Etrange. Poétique. Déglinguée. Du moins, j'aimerais qu'elle soit comme ça.

Deux titres de toi ou d'un autre à conseiller ou un livre de chevet pour toute une vie ?
Un jour, quelqu'un m'a dit ceci : n'importe qui, n'importe quoi, du moment que ça vous donne envie d'écrire à votre tour. Avec le recul, je trouve ça assez chouette comme conseil. Alors, j'ai bien envie de répondre la même chose.

in Rétroviseur magazine, n°105 ( Octobre-décembre 2006 )

Lecture - Tous les efforts que je fais, toutes les leçons que je suis prêt à recevoir ( Carte blanche à Fanny Chiarello ) /// 2005


Nouvelle lue par Rabah Henneguier
Carte blanche à Fanny Chiarello
( Maison Folie de Lille Moulins )
.

Quatrième de couverture - La fin du chocolat ( Fanny Chiarello ) Ed. Carnets du Dessert de Lune /// 2005



lire la quatrième de couverture
de

Un gros chien noir en couverture - Carnet d'un Dessert de Lune à 46 pieds au-dessus de la mer du Nord - Ed. Carnets du Dessert de Lune /// 2005

Un gros chien noir en couverture
( nouvelle )
in
Carnet d'un Dessert de Lune à 46 pieds au-dessus de la mer du Nord
ouvrage collectif
46 auteurs

Lecture - Rengaine ( suivi de ) Sept secondes avec le soleil, Librairie l'Horizon, Boulogne-sur-Mer /// 2004

Poèmes lus par Rabah Henneguier
.

Rengaine ( suivi de ) Sept secondes avec le soleil - Ed. Carnets du Dessert de Lune /// 2004




Parce que partout c’est pareil

Elle me dit que je peux la croire.
"Je ne suis pas folle
d'accord ? "
Dans tous les services.
Dans tous les dépôts.
C'est la même chose.
Et ailleurs
c'est peut-être pire encore.
Ceux qui ont tout
en veulent toujours plus.
Pour elle c'est ça.
ça et l'économie.
Et partout on trouve la même chose.
Parce que partout c'est pareil.

Je l'écoute les bras croisés.
Elle est brune assez
petite.
Le genre plutôt triste et très jolie.
Et puis aussi
ça fait trop longtemps qu'elle se fait avoir.

in Rengaine ( suivi de ) Sept secondes avec le soleil.
Ed. Carnets du Dessert de Lune, 2004.

Poèmes cartes postales - Et voilà le travail /// 2003


Mappemonde
Apparition au petit déjeuner
s.o.s du 16 juillet 1969 à 3h30 g.m.t
Linéaments pour plus tard
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poèmes : Jean marc Flahaut
dessins : Frédérique Tiger

La Maison - Ed. Malab'Art /// 2003

*
Hall d'entrée, guéridon, musique : 8-Nonelabs
Salon, salle à manger, poèmes : Jean marc Flahaut
Douches, salles de bain, images : Frédérique Tiger
Grenier, couloirs, photos maisons : Céline Huyghebaert
Jardins, dépendances, photos poupées : Hadda Bouzaroura
Maçonnerie, mise en forme : et voilà le travail
*
Idéale cafétéria
Norfolk Hôtel
Le week-end commence par un lundi
Poussière, etc. ( Dust, etc. )
Toi, moi & la littérature
Erreur de fantôme sauce Belle Gunness
Etat des lieux après 1984 ( Post-1984 situation )
La maison ( The House )
*
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Exposition - Seven seconds with the sun /// 2002



Peintures : Frédérique Tiger
Création musicale : 8-Nonelabs
Poèmes : Jean marc Flahaut
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Vendredi 11 Octobre 2002
Les Pipots
Boulogne Sur Mer
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