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"The Honeymoon Killers" Charogne n°3 Avril 2012 Editions Asphodèle |
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| La littérature hors les livres Rencontres, projections, performances Jeudi 24 mai 2012 à partir de 14h30 Gare Saint-Sauveur Lille Programme complet |
Festival Des Livres & Vous
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| Festival Des Livres & Vous Participation à la Babel d'auteurs Dimanche 20 Mai 2012 de 14h à 18h Bibliothèque des Annonciades Salle Cassar Boulogne Sur Mer Programme complet |
La Bibliothèque en 8 questions
Lucien Suel, Fanny Chiarello, Carole Fives & Myself - Bibliothèque(s) - Revue de l'A.B.F ( n°56 - Juin 2011 )
"Aliéné(s) et Shopping ! Bang Bang ! ont ceci de commun qu'ils secouent ( ...) Flahaut et Labedan ont décidé de faire la peau à une certaine poésie, à une certaine littérature, et d'en exploser les codes narratifs. Et ça fonctionne." Sophie G. Lucas
> Lire la suite de la chronique sur "Terre à Ciel"
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"Parmi les pages les plus mémorables de Richard Brautigan, il y a celles du début d'Avortement où le narrateur se demande s'il vaut mieux commencer par déshabiller une fille par le haut ou par le bas. Shopping ! Bang Bang ! suscite le même genre d'embarras. Cet improbable roman poétique composé de courts chapitres écrits en vers libres se situe aux frontières des genres. Faut-il le feuilleter comme un album de polaroïds, ou bien se laisser emporter par le récit ? C'est indécidable, mais un plaisir puissant et subtil attend le lecteur quelque soit son choix ( ...) car ce collage de choses vues et entendues, d'instants capturés dans un shopping center à Smalltown, America, de destins de gagnants et de perdants, est aussi un roman noir. Il pourrait inspirer un très beau film poème. On a déjà les images dans la tête."Phil Fax, La Nouvelle Revue Moderne - Automne Hiver 2010
> Qui sont les jeunes poètes d'aujourd'hui ?
"La jeune poésie française se réveille-t-elle d'une longue nuit ? Lorsqu'on parcourt le sommaire des revues ou les sites poétiques en ligne, cela ne fait plus aucun doute. De jeunes auteurs - entre vingt et trente ans pour la plupart - sont apparus dans le paysage poétique tels David Dumortier, Thomas Vinau, Amandine Marembert, Albane Gellé, Marlène Tissot, Laurent Albarracin, Sophie G. Lucas, Jean-Marc Flahaut, Matthieu Gosztola, Jasmine Viguier, Cécile Guivarch, Julien Delmaire, Sophie Loizeau...
Ils "bloguent", "webbent", écrivent dans les revues, publient "comme on respire", éditent même parfois leurs confrères et consoeurs dans des structures de microédition, quand ils ne pratiquent pas les lectures publiques ou performances." ( François-Xavier Farine, 2010 )
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Ils "bloguent", "webbent", écrivent dans les revues, publient "comme on respire", éditent même parfois leurs confrères et consoeurs dans des structures de microédition, quand ils ne pratiquent pas les lectures publiques ou performances." ( François-Xavier Farine, 2010 )
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"Avec le personnage de Martin en ligne de mire et le monde qui l'entoure, c'est toute une société américanisée qui s'étale devant nous à l'image de ce mitigeur chromé qui, au lieu de mélanger l'eau froide et l'eau chaude, remplit la baignoire de chansons des Doors ( ...) Le livre ouvre des portes sous forme d'ellipses et présente des mécanismes de fascination à l'image de ces références new age - voyage astral, horoscope, guérison du sida par le jeûne - qui permettent de communiquer et parler du monde facilement en raccourcis trompeurs. Le cinéma, le Star System, les mythologies du rêve américain s'étalent... Et pour ceux qui voudraient savoir comment cela se finit, hé bien sachez qu'il s'agit bien là de roman noir. " Emeric Cloche - Chronique de "Shopping ! Bang Bang !" in l'Indic, Noir Magazine, n°6 ( Juillet 2010 )

"Notre supermarché est un peu comme le lycée filmé par Gus Van Sant dans Elephant. L’essentiel se situe parfois dans ce qu’on ne voit pas. Entre les lignes.
Voilà pourquoi, il n’y a rien de linéaire dans cette approche. Je dirais qu’il y a plutôt un côté puzzle qui nous permet d’expérimenter une poétique du réel qui évite les cloisonnements, favorise les correspondances et perturbe le lecteur en lui proposant un sens de lecture un peu différent ( ... )"
lire la suite de l'entretien sur Duclock ...
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> Spiderland ou la poésie des araignées
(…) Je suis entré dans Spiderland à petits pas, sans savoir où l’auteur allait me conduire. Dans l’étrange contrée où il nous entraîne, les araignées sont des animaux familiers. On y élève des mygales et autres espèces d’arachnoïdes (il en existe plus de trente mille, et chacune a son livre, que l’on peut trouver à l’Immense Centrale Bibliothèque de Spiderland, seul endroit où ils sont tous disponibles). Ce pays intérieur est bordé à l’Ouest par la mer, au Nord par l’immense forêt de sapins, au Sud, par « les terres où la culture l’emporte sur l’élevage dans les parties les plus humides » et à l’Est par « les petites collines noires qui nous séparent du reste du monde ». Toute ressemblance avec un territoire précis du Nord-Ouest de la France serait pure coïncidence. Parvenu à la fin du voyage, on ne sait plus si on a envie de le découvrir davantage ou d’aller voir ailleurs. Les héros du roman devancent le lecteur et quittent Spiderland au dernier chapitre. Mais le mot « Fin » n’apparaît pas après le point final. Après la dernière ligne, je me suis surpris à reprendre Spiderland et à le relire avec autant de plaisir. Plus moyen d’en sortir. Totalement imprégné du parfum d’enfance qui baigne ce livre. Pris dans les fils de la toile tissée par Jean-Marc Flahaut. Captivé par ces pages et agitant ma plume pour tenter d’en sortir, je dois ajouter que les illustrations de Jean-Claude Flahaut, le Papa de Jean-Marc, participent activement du charme vénéneux de Spiderland et attestent de l’existence de cette contrée située entre l’imaginaire et le souvenir. « Tout le monde sait que les souvenirs ne doivent pas bouger. Sinon, comment ferions-nous pour les retrouver ? »
Un autre fantôme hante ce court roman, que je ne devrais pas nommer. Si par un hasard tout à fait improbable, il existait un prix littéraire Richard Brautigan, c’est à Jean-Marc Flahaut qu’il faudrait l’attribuer pour ce livre attachant.
Un autre fantôme hante ce court roman, que je ne devrais pas nommer. Si par un hasard tout à fait improbable, il existait un prix littéraire Richard Brautigan, c’est à Jean-Marc Flahaut qu’il faudrait l’attribuer pour ce livre attachant.
Philippe Lemaire, La Nouvelle Revue Moderne ( Octobre 2008 )
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